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[i566] DE LA VIL
nans les affaires de Sa Majesté et celles du clergé, en laquelle se sont trouvez, c'est assavoir :
Monsr le Prevost des Marchans, Guiot;
Mons'Sanguin, mons'Le Lievre, mons'Delacourt, Eschevins;
Mons' d'Athis, monsr de Villabry, monsr l'advocat Du Gué, monsr de Chamboursy, mons' Larcher, sire Pierre Croquet, mons' Paluau, mons' Marcel, mons' Aubery, mons' Chomedey, sire Simon Cressé, mons' de Jumeauville, Conseillers delad. Ville;
Mons' Poille, conseiller en la Court, mons' Hector, mons' Le Cirier, mons' Auroux, mons' Benard, mons' Du Reffuge, mons' Hinselin, medes Comptes, mons' Bouteruode, mons' Bezançon, mons' Feu, mons' Laisné, conseillers des Cours souveraines;
M0 Pierre Pellerin, Oudin Petit, Nicolas Bourgeois, me. Nicole Langlois, Guillaume Guerrier, Ambroise Baudichon, François Garrault, sire Henry L'Advocat, Noel de Here, Robert Le Goix, Simon Courtiller, Jehan Dampmartin, Jehan de Bourdeaulx, Loys de Creil, Claude Roullart, Robert Mariaval, René Le Tonnelier, Claude Regnault, Milles Lombart, marchans et bourgeois de lad. Ville, et plusieurs autres marchans et bourgeois de lad. Ville ;
Après lecture faicte des lectres du Roy el que mond, s' le Prevost des Marchans a proposé à lad. compaignée que par cy devant s'estoit faict deux Assemblées de Mess™ les Conseillers de lad. Ville, qui auroient esté d'avis de faire ceste presente Assemblée generalle et donné le tout à entendre, mesmes que le Roy et Royne auroient prié d'acommo-der led. clergé de ce qu'ilz demanderoient, actendu que les deniers levez par l'aliénation du dommaine de l'Eglise estoient tournez au bien commung du royaulme, et que il avoit esté beaucoup plus receu que accordé par led. clergé, toutesfoys qu'il ne rendroit aud. clergé led. plus receu, et ainsi luy auroient accordé. La matiere mise en deliberation, a esté conclud que, après avoir veu la procuration des dep-puttez et scindicq general et autres cy devant nommez en la premiere Assemblée, lesquelz sont presentement comparuz et ont advoué, present toute la compaignée, tout ce que mond, s'le Prevost a proposé, et ont declairé avoir l'auctorité du Pape, les lectres patentes du Roy, la declaration des biens et heritages que led. clergé veult obliger pour la seureté de la Ville, que en consideration de ce que led. clergé est le premier des trois estatz de ce royaulme qui a par cy devant faict plusieurs grands prestz et dons au Roy et que Sa Majesté y aura prouf-
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E DE PARIS. 569
fit de unc mil livres et plus, et que led. clergé a quicté Sa Majesté de l'oultreplus des biens dud. clergé venduz et les deniers mys en ses finances, que lad. Ville doibt acommoder led. clergé et luy prester son nom pour recouvrer six cens mil livres tournois à constitution de rente au denier douze;les deniers desquelles rentes seront portez aux despens dud. clergé, par chascune demye année, es mains de maistre François de Vigny, Receveur de lad. Ville, pour en faire le payement aux particuliers qui auront acquis lesd, rentes, de demy an cn demy an, et seront les comptes renduz par devant les déléguez dud. clergé en la presence de l'ung des Eschevins de lad. Ville et du Procureur du Roy et d'icelle Ville. Seront aussi tenuz faire obliger celuy ou ceulx qui auront charge dud. clergé de recevoir lesd. Lm livres, de icelle somme mectre es mains dud. de Vigny avec ce qui sera accordé pour les fraiz et loyaulx coustz huit jours après chascune demye année escheue au plus tart, affin que le payement des arreraiges des rentes ne soit aucunement retardé; et prandront lesd. Prevost des Marchans et Eschevins en contractant toutes les seuretez dont ilz adviseront estre le bien de la Ville. Ce faict, mond. sr le Prevost des Marchans a prié la compaignée d'actendre et oyr la lecture des lectres du Roy, dont la teneur ensuit :
Lettre du Roy adressante à mons' le Chancelier et autres de son conseil privé.
«Mess", j'ay receu la lectre que m'avez escripte par le seigneur de Gonnor, present porteur, et entendu de luy ce qu'il m'a dict de vostre part sur les difficultez, et plus tost impossibilitez, qui se treuvent à recouvrer par emprunetz particuliers la somme de trois cens mil livres, dont je vous ay escript dernierement. Et le tout bien consideré, je suis d'advis, pour l'extreme besoing que j'ay de lad. partie de nie mil livres, que nous la prenions à constitution de rente au denier douze, et que pour cest effect l'on vende de nouveau jusques à vingt cinq mil livres tournois des decymes que l'on réalisera, ainsi qu'il a esté faict de 1111e tant de mil livres aliénez cy devant pour semblables occasions, ou bien que l'on vende des plus valleurs ou de mes aydes, selon que vous adviserez estre pour le myeulx, et que led. s' de Gonnor vous reportera de ma part plus particulierement. Par ainsi je vous prie, incontinant la presente receue, mander et faire venir par devers vous les Prevost des Marchans et Eschevins de ma
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IlIF-MUERIE NATIONALE.
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